Tout a commencé en octobre 2014, j'ai eu un terrible cas de paralysie faciale qui a commencé à guérir à Noël cette même année-là, mais le matin du 31 décembre 2014, j'ai eu une deuxième attaque de paralysie et je savais que ça ne guérirait pas cette fois. Les médecins voulaient me prescrire des antidépresseurs car les personnes atteintes de paralysie faciale finissent par avoir une grande dépression. J'ai refusé de prendre les médicaments et de céder.
Grâce à ma foi, j'ai pu traverser cette période difficile. Je savais que j'étais un instrument dans le grand plan de Dieu et qu'il devait y avoir une raison pour laquelle j'étais l'élue malchanceuse, ou étais-je vraiment malchanceuse? À cause de cette épreuve, j'ai retrouvé ma passion pour le dessin et j’ai commencé à peindre en janvier 2016 comme moyen de guérison de mon âme et comme forme d'expression de mes sentiments. C'est devenu ma thérapie et je me suis retrouvée à prier beaucoup pendant que je peignais les oeuvres religieuses.
Mes parents sont nés en 1936 et 1938, à Jérusalem, en Palestine. Ils ont fuit leur patrie afin de pouvoir offrir un meilleur avenir à leurs enfants. Après quelques mois en France, nous sommes arrivés au Canada en 1972 où j'ai commencé ma première année dans une école française. Même si je n'avais pas grandi dans notre patrie, j'ai toujours ressenti un attachement étroit à la terre où la Parole s'est faite chair. Bien que j’y suis retournée en Terre Sainte, j'ai eu mon premier pèlerinage en l'été 1985, à l'âge de 18 ans, au cours duquel j'ai eu l'occasion de visiter les lieux saints avec le coeur et les yeux d'une adulte.
À la fin de l'été, alors que je prenais le taxi de mon village vers l'aéroport de Tel Aviv et que je passais devant les nouvelles colonies construites sur nos terres confisquées, je ne pouvais pas contrôler les larmes coulant sur mes joues. Je partais avec le cœur gros, attristée que ce pays n'était plus vraiment le nôtre, qu'il changeait si vite et que le monde faisait rien, je ressentais une telle impuissance. Je ne savais pas ce jour là que Dieu me conduirait sur un chemin spécial pour faire son œuvre, sa mission et pour devenir aussi une Dame du Saint-Sépulcre où je serais appelée à prendre soin du corps de son église vivante dans ma patrie, la Palestine. Nous devons toujours avoir BEAUCOUP D’ESPOIR (c’est la signification de mon nom en arabe) et être des exemples vivants de ceci.